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: Vous tes bien sr que c'est pour moi ? reprit-il. 
:-- Vous tes mon homme, reprit Mr. Sharp. Pas de frres ni de soeurs ?... 
:-- Non ! j'tais fils unique, et ma mre est morte deux ans aprs ma naissance... Mais enfin, monsieur, me direz vous ?...  
: Cet homme est alin, pensa le docteur. C'est assez frquent chez les "ttes de mort".  
:Moiti croyant, moiti sceptique, le docteur prit les dossiers et commena  les feuilleter. 
: Comme il vous plaira, vous tes le matre, rpondit-il. Je vais reprendre le train de Londres et attendre vos ordres. 
:-- Achte un percolateur ! Cela t'empchera peut-tre de perdre une heure tous les soirs  cette cuisine , rpondit Marcel. 
:Puis, il bourra sa pipe, et l'alluma mthodiquement. Octave tait suspendu  ses lvres. 
:Marcel lana une bouffe de fume et n'articula pas un mot. Cette bouffe de fume disait clairement :  Peuh !... Peuh !  
:-- Tu as raison , rpondit Octave, saisissant avec joie cette quasi- permission d'abandonner toute espce de travail. 
:Ds qu'il fut en wagon, il se reprit  dvelopper son rve. 
: Qui donc est malade ? se demandaient les commres d'une fentre  l'autre. 
:La lettre du docteur, lue  haute voix, eut bientt donn la clef du mystre. 
:Jeanne venait de se rveiller. Elle avait entendu les dernires paroles de sa mre : 
:Ici le Congrs, revenu enfin au sang-froid, coute avec une attention religieuse. 
:Sa motion tait dj acclame, lorsqu'il fallut revenir sur le vote,  la requte du docteur Sarrasin lui-mme. 
: Pourquoi tous les Franais sont-ils atteints  des degrs diffrents de dgnrescence hrditaire ? 
: Messieurs Billows, Green et Sharp ? dit le professeur de la mme voix dont il demandait son dner. 
: C'est un homme d'apparence "respectable". Il n'a pas l'air agrable, mais ce n'est pas la tte du premier venu.  
: Peut-tre trouverez-vous bon de m'accorder quelques minutes supplmentaires, dit-il, quand vous saurez ce qui m'amne. 
: Si le docteur franais voulait s'arranger, combien cela coterait-il ?  demanda le professeur. 
: J'espre, ajouta-t-il, que l'exprience que nous ferons sur elle servira d'exemple au monde !  
:Ce qu'il y a de sr aussi, c'est qu' Stahlstadt, le secret est gard avec un soin jaloux. 
:-- Ce ne sera qu'une demi-journe , fit observer le contrematre en guidant Schwartz vers une galerie intrieure. 
:Schwartz protesta. Ce n'tait qu'une fatigue passagre ! Il pourrait puddler tout comme un autre !... 
:-- J'tais depuis deux mois  la premire classe. 
:Prs de chaque moule, un homme arm d'une tige en fer surveillait la temprature  l'tat de la fusion dans les creusets. 
:Les procds que Schwartz avait vu mettre en oeuvre ailleurs taient ports l  un degr singulier de perfection. 
:Il finit par dposer son livre et resta songeur pendant longtemps, comme absorb dans la solution d'un problme difficile. 
:Voil ce que dame Bauer se reprsentait souvent, quand elle tait seule, songeuse, au coin de son feu. 
:Marcel fit aussitt remarquer que sa lanterne n'tait plus l, nouvelle preuve que l'enfant devait tre dans la mine. 
:-- Oh ! peut-tre a-t-il t chercher des insectes avant de sortir ! rpondit le gardien. C'est une vraie passion chez lui !  
:-- C'est la zone provisoirement abandonne,  cause de l'amincissement de la couche exploitable, rpondit le contrematre. 
: J'ai bien fait, pensa Marcel, d'crire mes notes en langage chiffr ! On n'aurait eu qu' les trouver !...  
:Enfin, Marcel, aprs une si longue preuve, entrevoyait le but qu'il s'tait jur d'atteindre ! 
:-- J'ai vu de vos pures. Elles sont trs bien. Mais vous ne savez donc faire que des machines  vapeur ? 
:-- Je n'en avais plus aucun souvenir. J'ai tant d'ides en tte !  
:Les rvoltes de son estomac achevrent de le dcider  tenter l'preuve qu'il mditait. 
: Je dois dire, ajouta-t-il aprs un instant de silence, que je ne crois pas beaucoup  cette conqute ! 
:-- Quelle conqute ? demanda Herr Schultze, qui n'tait dj plus au sujet de la conversation. 
:-- Ah ! par exemple, voil qui est fort !... Et je serais curieux de connatre les motifs de ce doute ! 
: Voil !  dit le professeur, qui n'avait pas souffl mot depuis le trajet. 
:-- Il est relativement lger pour son volume, et si celui-l va jamais  dix lieues !... 
:-- Peut-tre auriez-vous d tenir ce plan absolument secret ! 
: Vous avez voulu connatre mon secret, dit Herr Schultze, vous le connaissez !... Il ne vous reste plus qu' mourir.  
:Selon son habitude, l'ancien lve de l'Ecole centrale s'tait correctement pos le problme en mathmaticien. 
:Marcel entrevit l une porte de sortie. Ce n'tait pas une porte cochre videmment, mais c'tait une porte. 
:Au mme moment, apparaissait Herr Schultze, dont la prsence tait bien faite pour encourager tous ces travailleurs. 
: Dix mille dollars  qui sauvera le modle n 3175, enferm sous la vitrine du centre !  
:-- Je n'ai pas la prtention de m'y soustraire, mais d'arracher  la destruction ce prcieux modle ! 
:Et, sans perdre une seconde, il tira la scie de sa poche, et commena  scier le pne  l'affleurement de la gche. 
:Le modle si prcieux n'avait donc pas pu tre sauv, mais l'homme qui possdait les secrets du Roi de l'Acier tait mort. 
: Dans cet intervalle, les plans gnraux de la ville, le dtail des habitations et des monuments publics avaient t arrts. 
: Telles sont les dix rgles fixes, imposes pour la construction de chaque habitation particulire. 
: Grce au tlphone, dit-il, nous pouvons tenir conseil  France-Ville en restant chacun chez soi.  
:Le docteur se plaa alors devant le pavillon de son appareil expditeur, agita une sonnette et dit : 
: Le colonel ne le savait pas, mais il fallait agir comme s'ils devaient tre attaqus avant quinze jours. 
:Deux coups de timbre, frapps dans chaque tlphone, annoncrent qu'elle tait adopte  l'unanimit. 
:La tribune, libre depuis un instant, venait d'tre occupe par un inconnu de l'aspect le plus trange. 
:A sa vue, tous s'taient arrts. D'un geste imprieux, l'inconnu avait command  tous l'immobilit et le silence. 
:Qui tait-il ? D'o venait-il ? Personne, pas mme le docteur Sarrasin, ne songea  le lui demander. 
:Les trois minutes s'coulrent. Onze heures quarante-cinq sonnrent  l'horloge !... 
:Le tout tait d'empcher l'investissement de la ville, soit par terre, soit par mer. 
:-- Mais non, ce n'est mme pas assez ! De ce train-l nous n'aurons pas termin l'enceinte  la fin du mois. 
:-- Sans compter les fontes et aciers, approvisionnements et produits fabriqus ! rpliquait celui-l. 
:-- Comme si ces choses-l n'arrivaient pas tous les jours et aux maisons rputes les plus solides ! 
:-- En fuite, monsieur. Le tlgramme qui le dit vient d'tre placard  l'instant !  
:Une formidable vague humaine roula vers le cadre des dpches. La dernire bande de papier bleu tait libelle en ces termes : 
:Et, de fait, il n'en tait pas un qui n'et ds la premire heure expdi ses correspondants sur les routes de Stahlstadt. 
:-- Que Dieu vous protge donc tous les deux !  rpondit le vieillard mu en l'embrassant. 
:-- Ce sera dur, mais nous ne sommes pas des fainants !  rpondit Octave, prt  tout tenter. 
:-- Peut-tre... mais, pour entrer, nous pourrions d'abord chercher une porte qu'une simple fuse enverrait en l'air.  
: Qui va l ?  cela ne laissait pas d'tre surprenant. 
:Il n'avait pas articul ces mots qu'une exclamation de surprise se fit entendre  travers la porte entrebille : 
: Johann Schwartz ! s'cria le gant avec une stupfaction mle de joie. Johann Schwartz !  
:Le retour inopin de son prisonnier paraissait l'tonner presque autant qu'il avait d l'tre de sa disparition mystrieuse. 
:-- Pouvez-vous du moins faire savoir  Herr Schultze que je suis l et que je dsire l'entretenir ? 
: Il faut qu'ils soient plusieurs derrire cette planche !  s'cria Octave, assez humili de ce rsultat. 
:La tte du gardien dpassait la crte de la muraille, qu'il devait avoir atteinte  l'aide d'une chelle. 
:Mais il avait ncessairement d en faire ouvrir une autre. 
:Marcel connaissait l'criture de Herr Schultze, et, aprs quelques ttonnements, il parvint  lire les dix lignes suivantes. 
:Marcel s'tait laiss faire sans trop se rendre compte de l'intention du docteur, et comme il ne desserrait pas les lvres : 
: - Eh quoi ! mademoiselle, dit la mre stupfaite, vous... 
:Marcel est, depuis un an, le trs heureux poux de Jeanne, et la naissance d'un enfant vient d'ajouter  leur flicit. 
